On pensait que les jeunes ne lisaient plus. Faux ! Ils lisent… mais pas toujours ce que vous croyez. Et surtout, ils achètent des livres parce qu’ils les ont vus… sur les réseaux sociaux. Oui, en 2025, un bon roman se vend mieux avec une danse TikTok qu’avec un prix littéraire.
1. Avant : on lisait un livre conseillé par un prof. Maintenant : on lit ce qu’un inconnu pleure sur TikTok.
Si vous êtes tombé sur une vidéo de 10 secondes où un ado dit : “Ce livre m’a détruit émotionnellement “, sachez que cette phrase vaut aujourd’hui plus qu’une critique dans Le Monde des Livres. Résultat ? Vous vous retrouvez à acheter un roman young adult avec une couverture fluo. Et vous adorez ça.
C’est la magie de BookTok : des émotions brutes, des réactions sincères, et une capacité incroyable à faire lire des gens qui pensaient que le seul “chapitre” de leur vie, c’était sur Netflix.
2. Instagram : là où les livres vivent leur meilleure vie
Oubliez la bibliothèque poussiéreuse. Aujourd’hui, les livres posent. Sur des plaids beiges. Avec une bougie allumée. Et une tasse de thé parfaitement mousseuse. Sur Instagram, on ne lit pas un livre. On vit une ambiance.
Et vous ? Vous achetez un livre juste parce qu’il avait l’air cosy à côté d’un cookie aux pépites de chocolat. Vous êtes une victime… mais vous aimez ça.
3. YouTube & les vlogs lecture : la critique littéraire version popcorn
Avant, on lisait un article de 1 000 mots. Maintenant, on regarde quelqu’un parler d’un livre pendant 20 minutes, avec un montage dynamique, de la musique, et un avis ultra passionné. Résultat : on finit avec une wishlist de 23 romans, alors qu’on était juste venu “jeter un œil”.
Mention spéciale aux vidéos “lecture en silence avec moi” qui durent une heure. Est-ce qu’on lit vraiment ? Pas toujours. Mais ça nous motiiiive, et c’est ça le principal.
4. Même les auteurs deviennent influenceurs
Aujourd’hui, si tu écris un livre, tu dois aussi :
- faire des Reels,
- répondre aux commentaires,
- faire semblant d’aimer les unboxings,
- et expliquer ton processus d’écriture avec un filtre papillon.
Sinon ? Personne ne t’écoute. Les auteurs deviennent donc community managers de leur propre livre. Certains le vivent comme une aventure… d’autres comme une punition divine.
Les réseaux sociaux n’ont pas tué la lecture. Ils l’ont remixée : Plus fun, plus visuelle, plus rapide. Est-ce que c’est toujours profond ? Pas forcément. Est-ce que ça donne envie de lire ? Carrément. Et ça, c’est une petite victoire pour les amoureux des mots. Même s’ils doivent parfois passer par un selfie avec leur roman.

